Exploitation minière : Karan s’oppose fermement à tout projet minier sur son territoire
Le 8 mars 2025, la Commune Urbaine de Karan, située dans le Cercle de Kangaba, a tenu une Assemblée Générale de concertation sur le permis de recherche minière accordé à la société MINING HDM GOLDENS SARL suivant l’Arrêté n° 2022-5164/MMEE-SG du 9 novembre 2022. Cette réunion, recommandée par le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance du Cercle de Kangaba à la suite d’un litige judiciaire, devrait rassembler la société MINING HDM GOLDENS SARL, le Chef de village de Karan et son Conseil, la Mairie et les forces vives de Karan.
Organisée sur recommandation du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance du Cercle de Kangaba, cette assemblée avait pour objectif de réunir toutes les parties représentent : la société minière, la Mairie, le Chef de village et son Conseil, ainsi que les représentants de la population. Sous la supervision d’un huissier de justice, la rencontre s’est déroulée dans un climat apaisé, malgré des tensions latentes autour du projet.
Dès l’ouverture, le Chef de village de Karan, Yamoudou Keita a appelé à des discussions sincères et constructives. Cependant, la société MINING HDM GOLDENS SARL a brillait par son absence inexpliquée, alors qu’elle avait confirmé sa participation. Cet abandon de dialogue, constaté apparemment par l’huissier, a été perçu comme un signe d’indifférence et de mépris envers la communauté locale.
Une opposition unanime et déterminée
Dans leurs prises de parole successives, les représentants du Conseil de village et des forces vives de Karan incluant les jeunes, les femmes, les Donzos et d’autres acteurs locaux ont exprimé une opposition sans équivoque au projet minier. Plusieurs points de souffrance majeurs ont été soulevés : une menace pour l’agriculture et l’élevage, piliers de l’économie locale ; une forte densité de population (près de 80 habitants/km²), rendant l’exploitation minière incompatible avec le mode de vie des habitants ; une méfiance grandissante envers la Mairie, accusée de complicité avec les sociétés minières au détriment des intérêts de la population. Face à ces inquiétudes, la dissolution du conseil communal du Karan serait nécessaire pour calmer les tensions et conserver les intérêts de la commune.
Un soutien unanime aux leaders de la résistance
En clôture de la réunion, le Chef de village a réaffirmé la position intransigeante de Karan contre tout projet minier, insistant sur la nécessité de préserver les ressources naturelles et le cadre de vie des habitants. L’assemblée a également rendu hommage à Mamadou Naman KEITA, ingénieur, fonctionnaire et Officier de l’Ordre National, pour son rôle clé dans l’apaisement des tensions et la défense des intérêts de la communauté. Ce dernier est patriote et qui porte le développement de sa communauté voire son pays dans son cœur. Il faut jeter l’œil seulement sur le parcours pour savoir les efforts qu’il a fait pour le développement de son pays et sa communauté. L’ancien Directeur national des routes, Mamadou Naman Keita est un ingénieur chevronné et amoureux de son pays et son village natal. Sion si n’est pas l’amoureux et le patriotisme il pourrait se castrer dans sa maison pour rien faire. Mais non, l’homme est toujours engagé pour le développement et l’apaisement de son pays. Cependant, disons que cette mobilisation envoie un signal fort aux autorités locales et nationales : Karan ne cédera pas face aux intérêts miniers et entend défendre son territoire avec fermeté et détermination.
Par ailleurs, il est à retenir qu’après les différentes interventions, plus de la majorité des personnes présentes, par vote, contestent l’exploitation minière de toute entreprise à fortiori chinoise et la dissolution du Conseil Communal de Karan du fait du comportement indélicat du Maire dans la Commune Urbaine de Karan. En outre, elles réclament par acclamation la dissolution du Conseil Communal de Karan et contestent l’exploitation minière de toute entreprise à fortiori chinoise.
B. KONE LE FONDEMENT

