Procès des marchés d’armement PARAMOUNT et EMBRAER : Le verdict renvoyé au 23 mars

Procès des marchés d’armement PARAMOUNT et EMBRAER : Le verdict renvoyé au 23 mars

Le procès des marchés d’armement dits « PARAMOUNT » et « EMBRAER » a connu un nouveau rebondissement. Alors que le verdict était très attendu, la Chambre criminelle spécialisée en matière économique et financière du Pôle national économique et financier (PNEF) a décidé, le vendredi 6 février, de rabattre le délibéré pour complément d’informations.

 

Présidée par le magistrat Samba Tamboura, la juridiction a ordonné un audit de l’exécution du budget alloué à la Loi d’orientation et de programmation militaire, confié au Contrôle général des services publics (CGSP). Les sociétés PARAMOUNT et EMBRAER sont également appelées à fournir des éléments supplémentaires afin d’éclairer la Chambre sur les contrats d’équipements militaires en cause. Le dossier est renvoyé à l’audience du lundi 23 mars prochain.

 

Ouvert le 22 décembre dernier, le procès, officiellement intitulé Ministère public contre Boubou Cissé et coaccusés, a connu 25 journées d’audience marquées par des débats intenses. À l’issue de cette phase, la Chambre a jugé nécessaire de rouvrir les débats avant de statuer.

 

Sur les treize accusés présents, huit ont été remis en liberté provisoire, dont d’anciens hauts responsables civils et militaires, tandis que cinq accusés, détenus depuis 2022, demeurent incarcérés jusqu’à la reprise du procès. Par ailleurs, cinq autres personnes poursuivies restent en fuite, sous le coup de mandats d’arrêt internationaux. Le ministère public avait requis de lourdes peines, allant jusqu’à la réclusion criminelle à perpétuité pour les accusés absents, tandis que la défense a plaidé l’acquittement, dénonçant une procédure politique et l’absence de preuves. Faute de verdict, le procès des marchés d’armement PARAMOUNT et EMBRAER se poursuit, avec une audience décisive attendue le 23 mars, dans un dossier emblématique des enjeux de gouvernance et de transparence des dépenses militaires.

 

B. KONE

Mali Actuel