Conférence internationale de l’ASCIN : La 5e édition prévue en début décembre
Initialement annoncée pour le mois de juillet 2026, la 5ᵉ édition de la Conférence internationale de l’Association scientifique d’intégration africaine (ASCIN) au Mali connaît un réaménagement de son calendrier. Organisée en partenariat avec l’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako (USTTB), cette rencontre scientifique entend renforcer les liens entre la recherche, l’innovation et l’entrepreneuriat, au service du développement durable.
Placée sous le thème « Recherche scientifique pour le développement durable : quelle interaction avec l’entrepreneuriat ? », cette édition ambitionne de favoriser les échanges entre chercheurs, enseignants-chercheurs, étudiants, doctorants, entrepreneurs et autres acteurs de l’innovation. L’objectif est de réfléchir aux mécanismes permettant de transformer les résultats de la recherche scientifique en solutions concrètes, capables de répondre aux défis économiques, sociaux et environnementaux du continent africain.
Un nouveau calendrier pour les communications scientifiques
Selon l’affiche officielle de l’événement, les dates de soumission des communications ont été réaménagées. Les chercheurs et autres participants intéressés sont invités à soumettre leurs résumés au plus tard le 15 novembre 2026. La notification des résumés retenus est prévue pour le 20 novembre 2026, tandis que la date limite de réception des présentations de communications est fixée au 27 novembre 2026. La conférence internationale se tiendra ainsi dans le cadre d’un programme annoncé du 1ᵉʳ au 4 décembre 2026. Ce report constitue une nouvelle occasion pour les chercheurs et les porteurs de projets de préparer leurs contributions et de proposer des travaux susceptibles d’alimenter les réflexions sur le développement scientifique et entrepreneurial.
Des thématiques au cœur des défis africains
Le programme scientifique proposé couvre plusieurs domaines stratégiques. Parmi les axes retenus figure le passage de la recherche au marché, avec un accent particulier sur les modèles de valorisation permettant le transfert de technologies. Cette orientation traduit la volonté de rapprocher les laboratoires de recherche du secteur productif et de favoriser l’exploitation économique des découvertes scientifiques. La conférence abordera également les questions liées aux énergies durables et à l’entrepreneuriat social, à la science des matériaux et à ses retombées industrielles, ainsi qu’à la physique et aux technologies appliquées à l’agro-industrie. Les biotechnologies, l’environnement et l’éco-innovation occuperont également une place importante dans les échanges. Le thème consacré à l’environnement met notamment en avant le potentiel de l’innovation écologique comme terrain d’opportunités pour les entrepreneurs. Le financement de l’innovation, avec la problématique de la mobilisation des ressources nécessaires au développement des projets, figure aussi parmi les sujets proposés. Une thématique libre permettra, par ailleurs, aux participants de soumettre des travaux sur d’autres problématiques scientifiques pertinentes. À travers cette diversité, les organisateurs entendent encourager une approche multidisciplinaire de la recherche, en privilégiant les solutions susceptibles de contribuer à la transformation économique et sociale des pays africains.
Faire de la recherche un levier de croissance
Dans de nombreux pays africains, l’un des défis majeurs demeure la valorisation des résultats scientifiques. Malgré les compétences présentes dans les universités et les centres de recherche, les passerelles entre les découvertes scientifiques, les entreprises et les besoins des populations restent à consolider. La rencontre de Bamako offre ainsi un cadre de réflexion sur les moyens de favoriser le transfert de technologies, de stimuler la création d’entreprises innovantes et de faciliter l’accès aux financements. Elle met également en lumière la nécessité de renforcer les collaborations entre les institutions universitaires, les pouvoirs publics et le secteur privé. L’enjeu est de faire de la recherche un véritable instrument de développement, capable de soutenir l’industrialisation, d’améliorer la productivité agricole, de promouvoir les énergies propres et de favoriser l’émergence de nouvelles activités économiques.
Un rendez-vous scientifique à portée continentale
La présence, sur l’affiche, de représentants et de comités nationaux issus de plusieurs pays africains, ainsi que d’autres pays partenaires, témoigne de l’ambition internationale de cette initiative. Au-delà des présentations scientifiques, la conférence entend contribuer à la mise en réseau des compétences, au partage d’expériences et à l’émergence de partenariats entre chercheurs et entrepreneurs. À l’heure où les économies africaines recherchent des solutions durables pour répondre aux défis de l’emploi, de l’industrialisation, de l’énergie et de la sécurité alimentaire, cette 5ᵉ édition de la Conférence internationale de l’ASCIN se positionne comme un espace de dialogue entre science et économie.
Seydou K. KONE

