Devanture de Cour de Mahfa Haidara au grand marché de Bamako : Un dépotoir de drogues

Devanture de Cour de Mahfa Haidara au grand marché de Bamako : Un dépotoir de drogues

La lutte contre les drogues et les stupéfiants est un cheval de bataille des autorités. Mais on se demande si réellement cette lutte se fait convenablement, ou bien il y a-t-il des complices au sommet de l’État qui facilite le transit des drogues dans notre pays ? avant de trouver des réponses à ces question on informe les autorités compétentes de l’existence d’un dépotoir des drogues au grand marché de Bamako. Il s’agit de la devanture de l’immeuble Daouda Sacko communément appelé « la cour de Mahfa Haidara ».

Ce qui n’était autrefois qu’un simple point de vente informel de médicaments à la sauvette est en train de devenir, sous les yeux de tous, une véritable plaque tournante de la vente de drogues en plein cœur de Bamako. La devanture de l’immeuble Daouda Sacko, communément appelé « la cour de Mahfa Haidara », fait aujourd’hui l’objet d’une profonde inquiétude sur les riverains et commerçants du Grand marché. Situé en face du marché de légumes, cet endroit était depuis longtemps connu pour la vente anarchique de produits pharmaceutiques étalés à même le sol, une activité tolérée malgré les nombreux risques sanitaires qu’elle présente. Mais aujourd’hui, la situation a pris une tournure bien plus préoccupante : drogues dures, stupéfiants de tout genre, comprimés douteux, et autres substances prohibées y sont écoulés au vu et au su de tous.

Le plus inquiétant, selon les témoignages recueillis sur place, c’est que ce trafic se déroule à ciel ouvert, en plein jour et dans la nuit, dans l’indifférence totale des autorités. Les vendeurs n’ont visiblement plus peur d’être interpellés, et les transactions se font dans une atmosphères d’impunité totale. En effet, les voisins immédiats, notamment les propriétaires de boutiques et de stands, se disent dépassés par la situation. « Nous ne savons à quel saint nous vouer. Cet endroit devient dangereux non seulement pour les commerçants, mais aussi pour les clients qui fréquentent le marché. La nuit, ça devient même invivable », déclare un commerçant sous couvert d’anonymat.

L’ambiance qui règne désormais autour de cette cour est propice à toutes les dérives : agressions, consommation de drogue sur place, disputes entre trafiquant, les vols… le climat de peur gagne progressivement tout le périmètre. Cependant, il est plus que temps que les autorités compétentes (police, mairie du district, office central des stupéfiants) s’emparent du dossier. Il est impératif de démanteler ce réseau visible et structuré qui menace la sécurité publique et l’ordre social dans ce carrefour stratégique de la capitale. Ainsi, la passivité face à ce phénomène pourrait entrainer des conséquences irréversibles : banalisation ou de débordement passager. Il s’agit d’un signal d’alerte fort, et les jours à venir pourraient être lourds de conséquences si des mesures urgentes ne sont pas prises. Alors, les regards sont désormais tournés vers les autorités, car agir maintenant, c’est prévenir le pire.

G. COULIBALY

Mali Actuel