Mairie de la CV du District de Bamako : Le budget primitif 2027 estimé à plus 12 milliards de FCFA

Mairie de la CV du District de Bamako : Le budget primitif 2027 estimé à plus 12 milliards de FCFA

Le débat public sur le projet de budget primitif 2027 de Mairie de la Commune V du district de Bamako s’est tenu, le jeudi 15 octobre 2026, dans l’enceinte de la Mairie. Cet exercice démocratique, de bonne gouvernance et transparent s’est déroulé en présence des chefs de quartier, des représentants des organisations de la société civile, des représentants des autorités administratives de la commune. Et c’était sous la présidence du maire Amadou Ouattara ; du représentant du gouverneur, et quelqu’un membres de l’équipe communale.

 Arrêté en recettes et en dépenses à 12 634 292 856 FCFA, le projet de budget primitif 2027 connaît une progression de 28,57 % par rapport à celui de 2026, qui s’élevait à 9 826 170 262 FCFA. Cette évolution traduit la volonté des responsables communaux de renforcer les capacités d’action de la collectivité et de poursuivre les efforts en faveur du développement local.

Une priorité accordée aux besoins des populations

Dans son allocution d’ouverture, le maire Amadou Ouattara a rappelé l’importance du débat public dans le processus d’élaboration du budget. Prévu par l’article 179, alinéa 2, du Code des collectivités territoriales, cet exercice constitue un cadre de concertation permettant aux élus, aux services techniques, aux légitimités traditionnelles et religieuses, aux organisations de la société civile ainsi qu’aux autres acteurs locaux de prendre connaissance du projet et de formuler des propositions. Pour lui, l’enjeu est de parvenir à des choix budgétaires réalistes, cohérents et adaptés aux préoccupations des citoyens. L’accès à l’eau potable, l’assainissement, l’amélioration des voies et des espaces publics, l’éducation, la santé, l’éclairage public et la protection de l’environnement figurent parmi les besoins auxquels les collectivités doivent apporter des réponses concrètes. Le maire Ouattara a ainsi insisté sur la nécessité de faire en sorte que chaque ressource mobilisée contribue, autant que possible, à l’amélioration des conditions de vie des populations.

Plus de 12 milliards de FCFA, dont 496 millions pour l’investissement

Le projet de budget se répartit en deux grandes sections. La section de fonctionnement représente 12 137 408 368 FCFA, tandis que la section d’investissement est évaluée à 496 884 488 FCFA. Cette répartition met en évidence le poids prépondérant des dépenses de fonctionnement. Elle souligne également l’importance d’une programmation budgétaire rigoureuse afin de préserver et de renforcer les moyens consacrés aux investissements structurants. Les orientations annoncées pour 2027 portent notamment sur l’amélioration du cadre de vie, le renforcement des services sociaux de base, ainsi que la promotion de la gouvernance locale et de la participation citoyenne. La mobilisation des ressources propres apparaît, à cet égard, comme un enjeu majeur. Le maire Amadou Ouattara a notamment appelé à améliorer le recouvrement des recettes communales, en particulier celui de la Taxe de développement régional et local (TDRL), à sécuriser les ressources disponibles et à renforcer le suivi des recettes. La transparence dans la gestion du patrimoine communal figure également parmi les exigences mises en avant.

La mobilisation collective au cœur de la démarche

Au-delà des chiffres, les autorités communales entendent faire de la concertation un levier d’amélioration de l’action publique locale. Le maire Ouattara a invité les participants à contribuer activement aux échanges afin que leurs observations et propositions puissent éclairer les décisions du Conseil communal lors de la session consacrée à l’adoption du budget. Il a également insisté sur la maîtrise des dépenses de fonctionnement, la hiérarchisation des besoins et l’évaluation régulière des dépenses engagées. Le renforcement de la collaboration avec les services de l’État, les partenaires techniques et financiers ainsi que les acteurs économiques et sociaux est présenté comme un autre moyen d’accompagner les initiatives de développement.

Enfin, un appel a été lancé aux contribuables pour qu’ils s’acquittent de leurs obligations conformément à la réglementation. Pour les responsables communaux, la mobilisation des recettes locales demeure indispensable au fonctionnement des services publics et au financement des investissements. Avec ce projet de budget en hausse de 28,57 %, le District de Bamako entend donc poursuivre ses efforts de développement. Le défi majeur sera désormais de traduire les prévisions financières en réalisations concrètes et mesurables au bénéfice des populations. Par ailleurs, Mme Kani Mariko et son collègue ont largement expliqué au public le budget. Et les questions posées par les participants ont été répondues par le maire et son équipe.

Seydou K. KONE

Mali Actuel