Transition interminable : Les sages conseils de Moussa Mara aux autorités

Transition interminable : Les sages conseils de Moussa Mara aux autorités

Presque 05 ans, précisément le 18 août 2020, que le Mali est dans la transition suite à un coup d’État militaire. Un acte criminel imprescriptible par la Constitution. Il faut le dire depuis l’avènement de cette transition la majorité des maliens vive dans la misère, et l’insécurité grandisse. Les militaires putschistes qui avaient promu une transition de 18 mois pour le retour à l’ordre constitutionnel n’ont pas respecté leur parole donnée et le serment prêté. Alors, les maliens veulent le retour à l’ordre constitutionnel et que plus jamais un autre coup d’État au Mali qui freine le développement du pays. C’est un acte qui ne profite à ses auteurs et leurs acolytes.

Cinq ans de la transition qui eagle un mandat quinquennal le Mali est sous la transition dirige par les militaires dont le président de la Transition, Colonel Assimi Goita, devenu général d’armée en faveur de coup d’État. Une transition est un temps exceptionnel dans un État de droit et démocratique. C’est pourquoi elle doit être courte. Malgré certaines avancées dans la lutte contre les terroristes, mais il faut accepter que l’insécurité s’agrandissent un peu partout sur le territoire national. La transition n’a pas comblé les attentes. Alors, il faut le retour à l’ordre constitutionnel pour élire un président démocratique.

La sécurité est dans l’ordre des 800 milliards par an

Lors d’une conférence de presse tenu le mercredi 08 janvier 2025, l’ancien Premier ministre, Moussa Mara fait savoir qu’on ne construit pas la paix avec les armes. On construit la paix dans le dialogue. « Je suis étonné de voir que nos autorités sont dans une attitude guerrière qui consiste à assimiler tous ceux qui sont sur le terrain comme des terroristes », indique Mara. Selon lui, si on veut la paix, il faut discuter car il estime que tuer, tuer ne fait que créer de l’insécurité. « Ce que nous injections dans la défense et la sécurité est dans l’ordre des 800 milliards par an », révèle-t-il. Alors, il estime que le terrorisme se combat avec intelligence et non avec les armes mêmes si elles ont une place dans la lutte.

Les gens ont peur de s’exprimer individuellement

Sur la question de manque de l’électricité au Mali, Moussa Mara souligne que la question de l’énergie peut être source de tensions et si elle n’est pas réglée, peut déstabiliser la transition. A ses dires, aujourd’hui tous les opérateurs économiques significatifs du pays l’ont quitté du manque de perspective, de sécurité judiciaire. « Les gens ont peur de s’exprimer individuellement. Nous avons eu pour la première la suspension des activités politiques avec des leaders politiques arrêtés. Même s’ils sont libérés cela ne change en rien ce qui s’est passé. Quand on gère un pays, il ne faut essayer d’étouffer les voix discordantes. Ceux qui vous applaudissent sont les premiers à vous critiquer quand ça tourne mal. Il y a des exemples dans ce pays. Il y a des exemples tous les jours », s’exprime-t-il. Alors, il estime que si « Nous continuons dans cette direction, les même causes conduiront aux mêmes conséquences. La situation se dégradera de plus en plus. »

Il faut mettre fin à la transition

Ainsi, l’ancien Premier ministre Moussa Mara énonce que la transition est arrivée à un moment où il faut envisager sa fermeture et dans l’intérêt supérieur des autorités.. elles ont intérêt à comprendre. « Je demande aux autorités de créer du minimum de consensus au niveau des forces politiques et sociales autour des autorités. C’est la seule alternative positive pour elles. Toute autre voie conduira à l’impasse. Je leur demande d’écouter sans leur intérêt », déclare-t-il. Il ajoute ainsi « Il faut travailler à s’entendre avec les voisins du Mali. Aucun d’entre eux ne va déménager. La diplomatie et la gestion d’un État ne sont pas dévolues au cœur et la passion. C’est plutôt des intérêts et de l’intelligence. Les 8 pays de l’UEMOA ont tous des programmes avec le FMI sauf le Mali. Les négociations sont en cours mais elles n’avancent pas. Pour travailler avec le FMI, il faut de la transparence. Le ministre des Finances doit clarifier les 500 milliards dont il a fait cas récemment ». Ceux qui estiment que les militaires sont plus patriotes que les politiciens Moussa Mara réplique « Ceux qui gèrent le pays, je l’ai une fois dit, je ne dis pas qu’ils ne sont pas patriotes. Mais ils ne le sont pas plus que nous ».

M.L. KONE

 

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