Tribunal de Grade Instance de la CIV de Bamako : La 1ere session ordinaire de la Chambre criminelle lancée

Tribunal de Grade Instance de la CIV de Bamako : La 1ere session ordinaire de la Chambre criminelle lancée

Dans le cadre du renforcement de l’État de droit, la cérémonie d’ouverture de la première session ordinaire de la Chambre criminelle du Tribunal de Grande Instance de la Commune IV de Bamako s’est tenue ce mardi au sein de ladite juridiction.

 La cérémonie s’est déroulée en présence de Mamoudou Kassogué, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, du Secrétaire général du ministère ainsi que du Chef de cabinet, aux côtés de plusieurs acteurs du monde judiciaire. Pour cette session, douze (12) affaires sont inscrites au rôle. Bien au-delà d’une simple formalité judiciaire, cette ouverture traduit la volonté des autorités judiciaires de renforcer la proximité de la justice avec les justiciables et d’assurer une plus grande célérité dans le traitement des dossiers. Elle s’inscrit également dans une dynamique de réduction des délais de jugement et de désengorgement des maisons d’arrêt, dans le strict respect des procédures et des droits des personnes poursuivies.

Dans son allocution, le Procureur de la République, Idrissa Hamidou Touré, a particulièrement attiré l’attention sur la situation sociale et humaine de certains détenus. Selon lui : « Beaucoup de familles ont tourné le dos à leurs enfants en prison. Certains en sont à n’avoir plus d’habits. » Face à cette réalité, le magistrat a indiqué intervenir personnellement tous les six mois à travers des dons de friperie d’une valeur de 650 000 FCFA destinés aux détenus les plus délaissés. Poursuivant son intervention, il a déclaré : « Je le dis pour susciter l’imitation. C’est ce que le juge Baya Berthé appelait le principe du questionnement valorisant. » Cette déclaration, faite en présence du ministre de la Justice, a suscité une attention particulière au sein de l’assistance, mettant en lumière les enjeux humains liés au milieu carcéral et la nécessité d’une solidarité accrue envers les personnes privées de liberté.

 

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