Affaire de 20 millions de masques : Dès preuves réconfortantes pour Youssouf Bathily et ses coaccusés

Affaire de 20 millions de masques : Dès preuves réconfortantes pour Youssouf Bathily et ses coaccusés

En novembre 2025 prochain, cela fera exactement trois ans que Youssouf Bathily, ancien président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), est détenu à titre préventif. Il est incarcéré avec ses coaccusés dans le cadre de l’affaire relative à l’achat de 20 millions de masques pendant la crise de la Covid-19, une pandémie mondiale qui a frappé le Mali en mars 2020.

 Face à cette crise sanitaire inédite, le gouvernement, sous la présidence d’Ibrahim Boubacar Keïta, avait lancé une commande d’urgence de masques de protection, imposant le port obligatoire à tous les citoyens. Le mot d’ordre était clair : « Un Malien, un masque ». Ce marché a été confié au secteur privé via la CCIM, dirigée à l’époque par Youssouf Bathily. Dans un délai très court, les masques ont été commandés et livrés aux structures compétentes. Les documents administratifs attestent d’ailleurs de leur réception et de leur distribution. Le rapport du Bureau du Vérificateur Général (BVG), dans ce dossier, évoque des irrégularités dans la procédure, mais ne parle ni de détournement, ni d’enrichissement illicite. Il est important de souligner que le rapport du BVG n’a pas valeur de verdict judiciaire et peut comporter des erreurs. À titre d’exemple, il y est reproché le non-paiement des droits d’enregistrement du contrat, oubliant que le gouvernement avait accordé une exonération fiscale pour ce marché d’urgence. Cependant, il revient évidement à la justice d’amener ses enquêtes et aussi diagnostiquer les preuves que les incriminés disposent pour jaillir la vérité.

Un opérateur économique respecté

Nombre d’observateurs s’interrogent : pourquoi refuser la liberté provisoire à Youssouf Bathily, un grand opérateur économique de son état reconnu, qui était en exercice de son second mandat à la tête de la CCIM lors de son arrestation ?

Fils du pays, M. Bathily s’est distingué dans le monde des affaires par son sérieux, son engagement et sa vision. C’est grâce à ces qualités qu’il a intégré le bureau de la CCIM, où il a longtemps occupé le poste de vice-président avant d’en devenir le président le 14 septembre 2015. Son bilan à la présidence de la CCIM est incomparable des autres gestions depuis 1960 à nos jours. Sous sa direction, plusieurs projets structurants ont été réalisés. Il a contribué à renforcer les relations entre les opérateurs économiques maliens et ceux d’autres pays. Pendant sa présidence, Bathily a doté 6 régions de sièges de la CCIM. On peut citer entre autres, le siège de Kayes, Koulikoro, Ségou, Tombouctou, Gao, Mopti. Le centre de formation inauguré tout récemment à Faladié est de son initiative. Ainsi, on ne doit pas oublier de parc d’exposition à Kalaban Coura vers l’aéroport, un endroit devenu incontournable pour les grands rencontres des affaires. Le marché de Dar Salam est un projet initié par le Président Bathily. Rappelons ainsi que son dernier voyage avant son incarcération était la finalisation les pourparlers entamés courant 2021 avec la douane sénégalaise pour la réduction des surcoûts liés au fret sur l’axe Dakar/Bamako. Ce qui a fait gagner à l’État malien plus de 10 milliards de FCFA.

L’homme des projets du développement 

Ainsi, le sieur Bathily fut réélu en mars 2021 pour continuer avec ses projets et sa vision pour booster l’économie du pays. En début de son seconde mandat qu’il fut incarcéré et bientôt il ferra trois ans en prison préventif. Contrairement à certains détenus dits “politiques”, Youssouf Bathily n’est ni homme politique, ni une menace pour quelconque régime surtout celui en place. Il reste un acteur économique engagé pour le développement du Mali. On peut indiquer l’homme a su révolutionner l’économie malien et surtout quand il dirige la CCIM. Alors, il revient à la justice d’accorder une liberté provisoire à ce grand opérateur économique qui porte le pays dans son cœur pour qu’il puisse vaquer à ses occupations. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui estiment que sa détention prolongée sans jugement est injustifiée. « Je pense qu’il y a une erreur dans cette affaire. Youssouf Bathily ne mérite pas de rester autant de temps en prison sans jugement, et sans liberté provisoire. Il n’est pas un homme à fuir, et il croit en la justice de son pays. Nous espérons qu’avec les preuves disponibles, il sera libéré avec honneur », nous confie un grand commerçant sous anonymat. La balle est désormais dans le camp de la justice.

M.L. KONE

Ci-joint la lettre et aussi le tableau de distribution

Journal Le Fondement M.L. KONE

Mali Actuel